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Maison Champignons

Mis à jour : 29 déc. 2020

C'est à l'aube que nous arrivons devant cette maison située en plein cœur d'un village afin de nous assurer un accès en toute discrétion. Malheureusement les accès "connus" sont fermés et nous devons ruser pour entrer.


Quelques minutes plus tard le mélange d'agilité et de mode furtif a fait mouche et nous sommes à l'intérieur de la bâtisse, ou plutôt des bâtisses car cette maison se déplie comme une carte routière, chaque porte donnant sur un autre corps de logis indépendant. Nous avons ici une mission en tête: trouver la chambre bleue aux murs tapissés de champignons.

Il nous apparaît très rapidement que cette exploration est hyper dangereuse, ce qui confirme les rumeurs. Les murs moisis ne semblent plus tenir à grand chose, le toit s'est effondré, emportant des parties de plafond et les sols du premier étage sont un vrai gruyère. On prend conscience ici que le moindre pas mal calculé peut nous être fatal.


Nous commençons par photographier le hall du premier étage où perce déjà la lumière du jour. Les murs ocres, le plafond dont il ne reste que l'ossature en bois et les deux fauteuils en cuir offrent une vision très photogénique qui réunit tout ce que nous aimons dans l'urbex. C'est une belle surprise car nous ne nous attentions pas à trouver ça là (dans nos esprits, ce lieu était situé en Italie). Malgré la dangerosité donc, on profite!

De part et d'autre du hall, les chambres à coucher sont dans le même état de décrépitude. Des trous béants accueillent les visiteurs imprudents aux seuils des portes. Le mobilier est resté en l'état, comme les bibelots et les effets personnels, donnant l'impression que les habitants ont subitement disparu.

Plongé dans la pénombre à notre arrivée, le hall du rez de chaussée est maintenant baigné dans une lumière douce. Le vieux canapé en cuir assorti aux deux fauteuils de l'étage est blanchi par le plâtre. D'ici, on entend les rues du village s'animer en ce mardi matin. Nous redoublons de précaution pour rester inaperçus.

Le salon et la salle à manger sont garnis de vieilles télés des années 80. L'obscurité est dense dans ces deux pièces mais dans la salle à manger, la lumière pénètre par la cheminée, produisant un effet de rétroprojection presque irréel.


Nous finissons notre visite dans une maison atenante, elle aussi extrêmement fragilisée. A ce stade, toujours pas de trace de la chambre bleue pour laquelle nous étions venus... A l'étage, une porte nous résiste: quelque chose bloque de l'autre côté. Passant un de nos téléphones par l'entrebâillement pour prendre une photo, nous réaliserons non sans déception que la chambre bleue est là, ensevelie sous un amas de poutres, de tuiles et de gravats. La toiture n'aura pas résisté aux intempéries du printemps.

Nous repartons comme nous étions venus, malgré un petit coup de stress dû à la présence de travailleurs communaux sur notre chemin. Mais silencieux comme des statues, nous passerons inaperçus!




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